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Synopsis à la Guinée et aux Guinéens !

(Audio disponible dans la suite de l'article)

Un long parcours, jalonné de servitude pré et per-colonial, d’espoir mimant l’illusion des indépendances, de déboire frôlant la désillusion du régime révolutionnaire du guide suprême et encore d’espoir d’un lendemain meilleurs à jamais au fruit d’un redressement au profit des méritants autant on croyait à la rigueur de l’armée, mais que l’on vit s’effriter comme une vieille termite au goût et au service de véreux intellectuels investis d’une confiance aveuglée par l’ignorance du nouveau premier fonctionnaire de l’état.

 

(Pour Ecouter, appuyer ci-dessous)

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C’est un inconnu pour personne, le général conté, paix à son âme, n’était pas truffé de diplômes et s’est institué  en chef d’une agglomération dont il aurait été le patriarche à qui tout les habitants étaient condamnés à respecter. De ce fait simplement, on ne pouvait espérer de lui que d’une justice prononcée à mi-chemin entre une assemblée sous l’arbre à palabre et  de tribunaux aux mains de juristes corrompus. Que de peines et d’amertumes pour nos compatriotes et d’ailleurs, défenseurs du principe de l’isonomia (les citoyens sont égaux devant la loi), base de la démocratie athénienne au VIème siècle pour faciliter la vie en commun dénuée de toute atrocité, d’avoir cru  que le pouvoir du général conté pouvait être un havre de paix et de justice.      
Par la suite, l’avènement des années 90, avec le vent du multipartisme, tout laissait croire que l’AFRIQUE toute entière était en pas pressées vers la démocratie gaze certain du pouvoir du peuple par le peuple avec comme chefs d’orchestres des politiciens qui s’entendront ou se verront imposer par le nombre de voix obtenu, le partage des portefeuilles pour la gestion des intérêts des électeurs ! Le tout dans une ambiance folklorique au rythme digne de l’africain en marges de toute influence étrangère du temps précolonial, même si le maire de Paris d’alors présumait que-la démocratie est un luxes  pour l’Afrique-.
Les régimes d’alors, qu’ils soient issus de l’avènement des indépendances ou de coups d’Etat récents  s’organisèrent de connivence avec les responsables militaires pour empêcher les alternances politiques par d’élection souvent western pour échapper à toute appréciation lisible par la majorité des  populations malheureusement non  instruites ou tout au moins incapables de comprendre la mission des composants du trépied du pouvoir selon MONTESQUIEUX (exécutif, législatif et judiciaire).
La GUINEE n’a point échappé à cette règle. Comme au Gabon de Bongo, au Togo de Eyadema pour ne citer que  ces nouvelles monarchies, d’ailleurs, régime auquel la Guinée échappa de justesse à la mort de Conté, comme ces deux pays donc, dès 1993, la Guinée connaîtra le début d’une série d’élection de façade, en passant par un tripatouillage constitutionnelle pour s’éterniser au pouvoir. Ces malversations électorales et constitutionnelles permettront à Conté aussi de mourir non pas au pouvoir, mais sous le pouvoir clanique de son entourage au détriment de l’intérêt supérieur de la nation.
Le résultat de la gabegie de toutes les ressources (sociale et économique) et l’anarchie qui en a découlé fut ce que l’on  peut appeler à juste titre l’ère macabre du médiocre Dadis. Les conséquences seront indélébiles dans la mémoire des innombrables victimes parmi les Guinéens de l’intérieur comme de l’extérieur. C’est le lieu de se poser la question de la suite à donner  à la longue liste des présumés prétendus responsables de la barbarie du  28 Septembre 2009. Qu’est devenu le projet d’inculpation de la CPI ? Pourrait-on encore espérer que justice soit rendue ? En attendant, Dadis continu de jouir d’un traitement de faveur dans le pays du médiateur, en attendant que Papa Koly  et sa bande ne finissent de convaincre le pouvoir actuel pour son retour au pays !     
L’après Dadis a été assuré par une transition dont le mérite est d’avoir réussi  l’élection présidentielle qui a permis l’avènement cette fois d’un savant sachant, le Pr. Apha. Cette élection a connu une campagne qui a suffisamment entamé le tissu social Guinéen. Une nouvelle ère s’annonce pour la Guinée et la lecture que l’on peut faire de ce que nous vivons actuellement en Guinée mérite une certaine inquiétude quand le professeur de droit au pouvoir se fait pour le moment tortionnaire de la constitution dont il est censé être le premier garant. Cette inquiétude peut également se lire par la contradiction de ses propres propos, en s’entourant d’un gouvernement électoraliste dans lequel on retrouve bien de nos prédateurs à tout point de vu dans les pouvoirs précédents ! Celui qui méprise par ignorance pourrait mériter le pardon, alors que le mépris de celui qui est averti est du ressort d’une injustice triomphale. Elle doit être combattue et réprimer avec toute l’énergie requise. La situation de la Guinée à l’aube de l’éveille de conscience dans le proche et moyen orient, mérite une attention particulière si et simplement si on s’efforce de se rappeler de ce qu’est le moteur et l’articulation de toute dictature naissante : idéocratie, louanges à outrances et concentration de tous les pouvoirs dans les mains d’une seule  personne qui, légalement est le premier responsable de l’exécutif, et garant du respect du judiciaire qui commande l’exécution des formulations du législateur  ! Le premier ministre remercie le président à tout point de vue ! Toute décision de n’importe quelle orientation de n’importe quel ministère est du ressort de la magnanimité du président et le ministre en charge de l’exécution de telle orientation remercie  le président  au nom de toute la population  pour l’instruction reçue du premier, pour la mise en route de toute résolution au service de la population. Que de péripéties pour imposer le pouvoir absolu d’une personne sur l’ensemble de la population ! C’est malheureusement l’essence du pouvoir qui se dégage de son exercice actuel par bien entendu un savant sachant qui est entrain de profiter énormément  d’un vide laissé par l’opposition où bien entendu la culture de l’opposition est toute autre !!! Et comme le dirait le noctagénaire français « indignez-vous », je dirais simplement à mes compatriotes : réveillez-vous ! Réveillons-nous loin de toute distinction  ethnique, régionaliste et corporatiste pour défendre notre riche et pauvre patrie, tout à la fois !
Dr BARRY Mamadou Billo
Gériatre, France
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