L’insécurité a atteint des proportions inquiétantes. Aujourd’hui c’est le sujet principal des causeries à Conakry. Toutes les nuits on enregistre des attaques de magasins ou de domiciles, perpétrées par des hommes habillés en tenue militaire et possédant d’armes de guerre.
Au marché de Madina, dans la nuit de vendredi à samedi, des hommes armés ont attaqué et pillé deux magasins, maîtrisant le gardien des lieux. Ces hommes ont débarqué de deux Pick Up, cassant les 2 magasins et emportant marchandises, argent et un coffre fort contenant un montant indéterminé.
Les victimes, interrogés, déclarent ne pas connaître la valeur exacte de la somme emportée.
Très remontés par cette nouvelle attaque, des jeunes s’en sont pris au poste de Gendarmerie et au bureau des vigiles accusant ceux-ci d’inefficacité.
Les commerçants très affectés par l’ampleur de l’insécurité, lancent un appel pressant au Chef de l’Etat, au CNDD et au Gouvernement pour une sécurité effective des citoyens et de leurs biens.
Le même week-end une étudiante a été violée puis assassinée à Yembeya dans la Commune de Ratoma. Marie Béavogui étudiait à l’Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry.
A noter également qu’un jeune de 25 ans a été brûlé vif à Mandiana pour enlèvement d’une écolière.
Ce jeune avait réussi à enlever et à enfermer la fille dans une chambre, la destinant au trafic. C’est du moins l’aveu du coupable.
La population déchaînée, est allée extirper le criminel des locaux de la Gendarmerie pour le brûler vif.