Sunday, May 26, 2013

LA GUINEE: ou LE PAYS DES FRUSTRATIONS

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LA GUINEE: Un  PAYS DES FRUSTRATIONS  et des (BONNES) OCCASIONS RATEES


A l’instar des autres pays africains, les populations de la République de Guinée rencontrent d’énormes difficultés dans leur vie quotidienne. Ces difficultés ont tendance à s’amplifier d’année en année. Tout se passe comme si le mauvais sort avait décidé de s’acharner sur notre beau pays et même sur tout le Continent.

Il n’y a pourtant pas de fatalité.

En effet, l’Afrique étant le berceau de l’Humanité, il faut espérer que ce continent et les pays qui le composent renaîtront de leurs cendres pour prouver au reste de cette Humanité de quoi l’intelligence africaine est capable lorsqu’elle prend conscience de ses erreurs pour se mettre au service du bien, le bien des populations.

 
Depuis le vote historique du 28 septembre 1958 et l’Indépendance proclamée le 02 Octobre de la même année, on pourrait résumer l’évolution de la République de Guinée en QUATRE PHASES d’environ une douzaine d’années chacune qu’il convient d’analyser et d’en tirer des leçons pour l’avenir :

. La PREMIERE PHASE correspond à la période de 1958 à 1970 : Durant cette période, il y a peu de risque de se tromper en disant que le Président Sékou Touré a essayé d’installer paisiblement la Guinée dans le concert des Nations afin de favoriser son développement. En effet, en dépit de l’inexpérience des dirigeants, il y avait la nécessité ou la volonté de maintenir une certaine stabilité sociale et le désir de jeter les bases d’un futur développement économique et social. L’ancienne puissance coloniale, la France du Général de Gaulle, lui a laissé peu de chance de saisir sa chance. Avec parfois, la complicité de certains leaders ou groupements nostalgiques du passé. Cette situation intenable a jeté la Guinée dans les bras des premiers venus et ce, à n’importe quel prix L’instabilité qui s’ensuivit a généré la méfiance du « Guide Suprême » envers tout le monde à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Le pays allait désormais vivre dans une paranoïa collective appelée « Complot Permanent ».

. La SECONDE PHASE correspond à la période de 1970 à 1984, année de la disparition du premier Président de la République. Cette période peut être qualifiée de « Période Révolutionnaire » dans la mesure où, pour Sékou Touré, il s’agissait de changer radicalement les modes de développement sociaux, culturels et économiques. En somme, d’inventer une Nouvelle Guinée pour un  Nouveau Guinéen. C’est aussi la période du pouvoir personnel absolu auquel tout dirigeant ou tout citoyen devait se soumettre ou disparaître. Cette « révolution » a eu, comme toutes les révolutions, son lot de morts pour rien ou le plus souvent, pour avoir simplement croisé la route d’exécutants zélés et apeurés, soucieux de leur propre sort ! Elle a également provoqué l’émigration un peu partout dans le monde de centaines de milliers de jeunes et de moins jeunes.

En dépit de toutes ces difficultés, le nationalisme de Sékou Touré a permis de procéder à quelques réalisations économiques et à une organisation administrative qui auraient pu utilement servir de base à ses successeurs pour relancer au moins le développement économique tout en pansant les plaies humaines béantes ouvertes par la dictature.


. Nous en venons naturellement à La TROISIEME PHASE qui correspond à la période de 1984, année de la prise du pouvoir par l’armée (CMRN Comité Militaire de Redressement National), à 1996. Les premiers actes posés par les militaires d‘alors sous la houlette du Général Président Lansana CONTE, ont redonné espoir aux guinéens de tous bords. On citera entre autres : la liberté pour tous les guinéens d’aller et venir, l’encouragement  des guinéens de l’extérieur au retour, la liberté d’expression publique, la liberté de création de partis politiques et celle d’y militer même si l’essentiel des responsabilités nationales était concentré entre les mains des membres d’un seul parti, une certaine libéralisation des médias ou la liberté d’entreprendre. Compte tenu des traumatismes vécus sous l’ancien régime, les guinéens feront preuve d’une grande patience avec l’espoir que leur vie allait enfin connaître une éclaircie. Malheureusement, l’inexpérience de ces nouveaux dirigeants, l’appât du gain de certains et l’avidité de leur entourage allaient plonger la Guinée dans un régime d’abandon c’est-à-dire de Non Gouvernance.


. La QUATRIEME PHASE qui correspond à la période de 1996 à 2008, année de la disparition de Lansana CONTE peut, sans aucun doute, être qualifiée de période de Non Gouvernance et d’Affairisme despotique où l’impunité a été érigée en système de gouvernement. En effet, le Président CONTE, à l’instar de beaucoup de ses pairs africains, étourdi par le pouvoir et ses privilèges, a fini par sombrer dans les travers qui semblent être la marque de fabrique de la direction des affaires politiques en Afrique. En renforçant son pouvoir, il a mis en place une armée de courtisans zélateurs et s’est coupé de la réalité vécue au quotidien par le plus grand nombre. C’est ainsi que la Guinée était devenue une véritable « Cour du Roi Pétaud ». Elle ressemblait davantage à un gâteau à se partager qu’à un pays qui a des populations avec des besoins à satisfaire! Une poignée de courtisans et de commerçants corrupteurs a reçu la clé du coffre et a joui de tous les droits et privilèges. Arrogante et méprisante, cette poignée de citoyens s’est livrée à un véritable pillage des ressources du pays au détriment des populations. Les révoltes épisodiques du « ras-le-bol » portées par les jeunes étaient réprimées dans le sang. Sans scrupule et sans conséquence pour les auteurs. L’Assemblée Nationale, les Gouvernements et la Cour suprême étaient devenus des chambres d’enregistrement et  le pays une véritable « Caverne d’Ali Baba ». L’agriculture a été sacrifiée, les industries nationales ont été bradées, le domaine public a été confisqué par quelques familiers du « Roi », la santé publique a quasiment disparu, le sacrifice de l’école publique s’est accompagnée d’une baisse importante du niveau général des enseignants et des élèves et d’un développement fulgurant de l’analphabétisme, la vie culturelle a été réduite à quelques chanteurs et groupes folkloriques, les investissements nouveaux dans les  infrastructures publiques ou de souveraineté telles que les routes, le chemin de fer, la marine marchande, l’aviation, les écoles, les hôpitaux, l’eau, l’électricité,…ont été soit inexistants, soit détournés. Le dernier fléau qui faisait des ravages parmi les jeunes au crépuscule du régime CONTE était la drogue, introduite et commercialisée avec la complicité de quelques-unes des plus Hautes Autorités.

C’est donc cette situation catastrophique que doivent redresser les successeurs, d’abord le CNDD (Conseil National pour la Démocratie et le Développement), ensuite les Autorités et Structures qui seront issues des urnes après la période de transition. La tâche est immense mais elle n’est pas insurmontable. D’autres y sont arrivés avant nous. L’intelligence et la compétence ne manquent pas. Alors, me direz-vous, quelles qualités doivent posséder le premier dirigeant du pays et ses compagnons pour que cela marche?

- La CONNAISSANCE de l’histoire et des réalités socio-culturelles du pays,
- Le PATRIOTISME c’est-à-dire l’amour du pays, la détermination à le protéger et à le défendre à tout prix,
- L’AMOUR des compatriotes, le souci profond du dialogue, le souci du partage et de la justice,
- Le RESPECT des libertés démocratiques dans un cadre institutionnel choisi et des droits qui en découlent : le droit de réunion et de circulation, droit d’opinion, le droit à une information libre, le droit à l’instruction et aux soins médicaux, le respect de la propriété privée, la sécurité des populations et le droit à une vie personnelle ou familiale paisible, le droit à une  justice républicaine égale pour tous,
- Le REFUS de la corruption et de ses pratiques : la mise en place de dispositions et structures légales de prévention et de répression exemplaire.
- L’ESPRIT D’ENTREPRISE dans la gestion des fonds et biens publics, c’est-à-dire : l’obsession du progrès économique et social s’appuyant sur l’organisation et le travail, une vision claire,  des objectifs à court, moyen et long termes, un planning avec les étapes mesurables à franchir, les délais et les mesures de performance, les moyens de contrôle  et surtout, l’acceptation préalable par les responsables (directeurs, chefs de service, ministres ou autres dépositaires de pouvoirs publics) des sanctions associées aux manquements. Ce dispositif est bien entendu applicable à tous les secteurs de la vie économique et sociale.

C’est du respect et de la mise en œuvre des dispositions qui précèdent que se développeront le sens des responsabilités permettant de travailler enfin pour la Guinée et pour les Guinéens qui n’ont jamais pu choisir librement leurs leaders en cinquante années d’indépendance.


Permettez-moi de conclure par une question simple que je me pose depuis longtemps. Elle s’adresse aux hommes de l’ombre, aux fonctionnaires corrompus et aux escrocs de la Nation drapés dans des costumes d’hommes d’affaires :
COMMENT PEUT-ON DORMIR TRANQUILLEMENT DANS DE BELLES VILLAS CLIMATISEES ET CIRCULER AVEC SUFFISANCE DANS DE GROS VEHICULES 4X4, EN COTOYANT  QUOTIDIENNEMENT LES POPULATIONS QU’ON A REDUITES A LA MISERE ET A LA DEPENDANCE?

  Kémoko TOURE
 Chef d’Entreprise à la retraite, France
 

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L’université Thierno Macka Barry honore ses diplômés


L’université Thierno Macka Barry est située  dans le quartier Dabompa, Commune de Matoto.
Elle a été fondée en 2006 avec un effectif de cinquante étudiants repartit dans les facultés des lettres et sciences humaines, Droit et sciences politiques et les sciences économiques et gestion.
Les trois premières promotions viennent de bénéficier de leurs diplômes.
(Audio disponible dans la suite de l'article)

 

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Ethnic clashes erupt in Guinea capital

(Reuters) - Rival gangs fought with knives and truncheons in Guinea's crumbling seaside capital on Friday as ethnic tension worsened before an election in the unstable West African nation, witnesses said.

Security forces in full anti-riot gear piled into the backs of pick-up trucks and deployed across Conakry to separate the fighters as President Alpha Conde's government appealed for calm.

"It has become very bad. People set fire to a car right in front of me. I've seen four people injured in the fighting," said Souleymane Bah, a resident of Bambeto, one of several areas where clashes were reported.

(Audio available further in this article)

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