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LA GUINEE: ou LE PAYS DES FRUSTRATIONS

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LA GUINEE: Un  PAYS DES FRUSTRATIONS  et des (BONNES) OCCASIONS RATEES


A l’instar des autres pays africains, les populations de la République de Guinée rencontrent d’énormes difficultés dans leur vie quotidienne. Ces difficultés ont tendance à s’amplifier d’année en année. Tout se passe comme si le mauvais sort avait décidé de s’acharner sur notre beau pays et même sur tout le Continent.

Il n’y a pourtant pas de fatalité.

En effet, l’Afrique étant le berceau de l’Humanité, il faut espérer que ce continent et les pays qui le composent renaîtront de leurs cendres pour prouver au reste de cette Humanité de quoi l’intelligence africaine est capable lorsqu’elle prend conscience de ses erreurs pour se mettre au service du bien, le bien des populations.

 
Depuis le vote historique du 28 septembre 1958 et l’Indépendance proclamée le 02 Octobre de la même année, on pourrait résumer l’évolution de la République de Guinée en QUATRE PHASES d’environ une douzaine d’années chacune qu’il convient d’analyser et d’en tirer des leçons pour l’avenir :

. La PREMIERE PHASE correspond à la période de 1958 à 1970 : Durant cette période, il y a peu de risque de se tromper en disant que le Président Sékou Touré a essayé d’installer paisiblement la Guinée dans le concert des Nations afin de favoriser son développement. En effet, en dépit de l’inexpérience des dirigeants, il y avait la nécessité ou la volonté de maintenir une certaine stabilité sociale et le désir de jeter les bases d’un futur développement économique et social. L’ancienne puissance coloniale, la France du Général de Gaulle, lui a laissé peu de chance de saisir sa chance. Avec parfois, la complicité de certains leaders ou groupements nostalgiques du passé. Cette situation intenable a jeté la Guinée dans les bras des premiers venus et ce, à n’importe quel prix L’instabilité qui s’ensuivit a généré la méfiance du « Guide Suprême » envers tout le monde à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Le pays allait désormais vivre dans une paranoïa collective appelée « Complot Permanent ».

. La SECONDE PHASE correspond à la période de 1970 à 1984, année de la disparition du premier Président de la République. Cette période peut être qualifiée de « Période Révolutionnaire » dans la mesure où, pour Sékou Touré, il s’agissait de changer radicalement les modes de développement sociaux, culturels et économiques. En somme, d’inventer une Nouvelle Guinée pour un  Nouveau Guinéen. C’est aussi la période du pouvoir personnel absolu auquel tout dirigeant ou tout citoyen devait se soumettre ou disparaître. Cette « révolution » a eu, comme toutes les révolutions, son lot de morts pour rien ou le plus souvent, pour avoir simplement croisé la route d’exécutants zélés et apeurés, soucieux de leur propre sort ! Elle a également provoqué l’émigration un peu partout dans le monde de centaines de milliers de jeunes et de moins jeunes.

En dépit de toutes ces difficultés, le nationalisme de Sékou Touré a permis de procéder à quelques réalisations économiques et à une organisation administrative qui auraient pu utilement servir de base à ses successeurs pour relancer au moins le développement économique tout en pansant les plaies humaines béantes ouvertes par la dictature.


. Nous en venons naturellement à La TROISIEME PHASE qui correspond à la période de 1984, année de la prise du pouvoir par l’armée (CMRN Comité Militaire de Redressement National), à 1996. Les premiers actes posés par les militaires d‘alors sous la houlette du Général Président Lansana CONTE, ont redonné espoir aux guinéens de tous bords. On citera entre autres : la liberté pour tous les guinéens d’aller et venir, l’encouragement  des guinéens de l’extérieur au retour, la liberté d’expression publique, la liberté de création de partis politiques et celle d’y militer même si l’essentiel des responsabilités nationales était concentré entre les mains des membres d’un seul parti, une certaine libéralisation des médias ou la liberté d’entreprendre. Compte tenu des traumatismes vécus sous l’ancien régime, les guinéens feront preuve d’une grande patience avec l’espoir que leur vie allait enfin connaître une éclaircie. Malheureusement, l’inexpérience de ces nouveaux dirigeants, l’appât du gain de certains et l’avidité de leur entourage allaient plonger la Guinée dans un régime d’abandon c’est-à-dire de Non Gouvernance.


. La QUATRIEME PHASE qui correspond à la période de 1996 à 2008, année de la disparition de Lansana CONTE peut, sans aucun doute, être qualifiée de période de Non Gouvernance et d’Affairisme despotique où l’impunité a été érigée en système de gouvernement. En effet, le Président CONTE, à l’instar de beaucoup de ses pairs africains, étourdi par le pouvoir et ses privilèges, a fini par sombrer dans les travers qui semblent être la marque de fabrique de la direction des affaires politiques en Afrique. En renforçant son pouvoir, il a mis en place une armée de courtisans zélateurs et s’est coupé de la réalité vécue au quotidien par le plus grand nombre. C’est ainsi que la Guinée était devenue une véritable « Cour du Roi Pétaud ». Elle ressemblait davantage à un gâteau à se partager qu’à un pays qui a des populations avec des besoins à satisfaire! Une poignée de courtisans et de commerçants corrupteurs a reçu la clé du coffre et a joui de tous les droits et privilèges. Arrogante et méprisante, cette poignée de citoyens s’est livrée à un véritable pillage des ressources du pays au détriment des populations. Les révoltes épisodiques du « ras-le-bol » portées par les jeunes étaient réprimées dans le sang. Sans scrupule et sans conséquence pour les auteurs. L’Assemblée Nationale, les Gouvernements et la Cour suprême étaient devenus des chambres d’enregistrement et  le pays une véritable « Caverne d’Ali Baba ». L’agriculture a été sacrifiée, les industries nationales ont été bradées, le domaine public a été confisqué par quelques familiers du « Roi », la santé publique a quasiment disparu, le sacrifice de l’école publique s’est accompagnée d’une baisse importante du niveau général des enseignants et des élèves et d’un développement fulgurant de l’analphabétisme, la vie culturelle a été réduite à quelques chanteurs et groupes folkloriques, les investissements nouveaux dans les  infrastructures publiques ou de souveraineté telles que les routes, le chemin de fer, la marine marchande, l’aviation, les écoles, les hôpitaux, l’eau, l’électricité,…ont été soit inexistants, soit détournés. Le dernier fléau qui faisait des ravages parmi les jeunes au crépuscule du régime CONTE était la drogue, introduite et commercialisée avec la complicité de quelques-unes des plus Hautes Autorités.

C’est donc cette situation catastrophique que doivent redresser les successeurs, d’abord le CNDD (Conseil National pour la Démocratie et le Développement), ensuite les Autorités et Structures qui seront issues des urnes après la période de transition. La tâche est immense mais elle n’est pas insurmontable. D’autres y sont arrivés avant nous. L’intelligence et la compétence ne manquent pas. Alors, me direz-vous, quelles qualités doivent posséder le premier dirigeant du pays et ses compagnons pour que cela marche?

- La CONNAISSANCE de l’histoire et des réalités socio-culturelles du pays,
- Le PATRIOTISME c’est-à-dire l’amour du pays, la détermination à le protéger et à le défendre à tout prix,
- L’AMOUR des compatriotes, le souci profond du dialogue, le souci du partage et de la justice,
- Le RESPECT des libertés démocratiques dans un cadre institutionnel choisi et des droits qui en découlent : le droit de réunion et de circulation, droit d’opinion, le droit à une information libre, le droit à l’instruction et aux soins médicaux, le respect de la propriété privée, la sécurité des populations et le droit à une vie personnelle ou familiale paisible, le droit à une  justice républicaine égale pour tous,
- Le REFUS de la corruption et de ses pratiques : la mise en place de dispositions et structures légales de prévention et de répression exemplaire.
- L’ESPRIT D’ENTREPRISE dans la gestion des fonds et biens publics, c’est-à-dire : l’obsession du progrès économique et social s’appuyant sur l’organisation et le travail, une vision claire,  des objectifs à court, moyen et long termes, un planning avec les étapes mesurables à franchir, les délais et les mesures de performance, les moyens de contrôle  et surtout, l’acceptation préalable par les responsables (directeurs, chefs de service, ministres ou autres dépositaires de pouvoirs publics) des sanctions associées aux manquements. Ce dispositif est bien entendu applicable à tous les secteurs de la vie économique et sociale.

C’est du respect et de la mise en œuvre des dispositions qui précèdent que se développeront le sens des responsabilités permettant de travailler enfin pour la Guinée et pour les Guinéens qui n’ont jamais pu choisir librement leurs leaders en cinquante années d’indépendance.


Permettez-moi de conclure par une question simple que je me pose depuis longtemps. Elle s’adresse aux hommes de l’ombre, aux fonctionnaires corrompus et aux escrocs de la Nation drapés dans des costumes d’hommes d’affaires :
COMMENT PEUT-ON DORMIR TRANQUILLEMENT DANS DE BELLES VILLAS CLIMATISEES ET CIRCULER AVEC SUFFISANCE DANS DE GROS VEHICULES 4X4, EN COTOYANT  QUOTIDIENNEMENT LES POPULATIONS QU’ON A REDUITES A LA MISERE ET A LA DEPENDANCE?

  Kémoko TOURE
 Chef d’Entreprise à la retraite, France
 

Social

Telimelé : Ebola est là.

Pont TelimeleDepuis le 20 mai dernier, la  maladie tant redoutée et qu’on disait presque vaincue a fait son apparition dans la préfecture de Télimelé, particulièrement dans le village de Sogoroya, sous préfecture de Sarékaly.
Une femme venue de Conakry et en séjour dans la dite localité y aurait apporté  la maladie, suite à quoi trois personnes en décèderont dont la porteuse.
Interrogé sur la question, l’honorable Dian Bailo Diallo, député uninominal de Télimelé a tenu à rassurer les populations concernées et l’ensemble des ressortissants de la dite préfecture, des dispositions urgentes prises par le Ministre de la santé et ses partenaires traditionnels.

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Special

CONAKRY : Calvaire des Usagers de la route

La capitale guinéenne, qui a été fortement secouée cette semaine qui finit par de multiples mouvements de jeunes de nombreux quartiers réclamant du courant électrique a vu de nombreux citoyens se terrer chez eux. Les uns excédés par les violences de ces manifestants qui n’hésitent pas à casser des voitures ou procéder à des brigandages, d’autres ne supportant plus les interminables embouteillages.

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Exclusif

CONAKRY : Les émeutes du courant

En venant au pouvoir il y aura bientôt trois ans, le Président Alpha Condé avait inscrit dans ses priorités la fourniture de l’eau et de l’électricité aux populations guinéennes et celles de Conakry en particulier.
Deux années et quelques mois sont passés, le professeur Président a mis des centaines de millions de dollars dans l’assiette énergétique, la situation n’a fait qu’empirer si l’on en juge par les problèmes concrets que vivent les habitants de la capitale.

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Economie

CNT : Ratification de l’Accord de Prêt relatif à la relance de la SOTELGUI

Le Conseil National de la Transition (CNT) a ratifié la semaine dernière, l’accord de prêt concessionnel relatif à l’extension et la modernisation du réseau téléphonique de Guinée (SOTELGUI).
Cet accord de prêt a été signé le 07 décembre 2013 entre la République de Guinée et la Société Export – Import Bank of Guinée.
Il s’agit d’un montant de cinquante millions de dollars (US $ 50.000.000)  qui sera utilisé non seulement pour la remise à niveau des infrastructures vétustes de la SOTELGUI

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Politique

Alpha Condé à Labé

Aujourd'hui, nous exportons du café et du cacao mais pas de la banane. La Guinée a les mangues les plus recherchées. Les étrangers reconnaissent eux-mêmes que nos mangues sont plus douces que celles du Mali ou du Sénégal. Mais nous n'exportons plus de mangue. Nous avons commencé à exporter le coton. On produisait 40 mille tonnes de coton. A mon arrivée, ce chiffre est passé à 400 mille tonnes. J'ai réussi avec la société Géo-coton la relance de la culture du coton à Gaoual, Koundara, Siguiri et Mandianna. C'est une culture très importante pour le paysan...

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Telimele

Bruxelles : les intellectuels, opérateurs économiques et ressortissants de Télimélé se mobilisent.

À Télimélé, " sur 100 enfants, 40 n’ont pas encore la chance d’aller à l’école. 25 pour cent des écoles sont d’initiatives communautaires et dans certaines sous-préfectures, elles représentent environ 50 pour cent des établissements publics  comme à Koba, Kollet, Missirah", rapportent les experts…

Le forum international pour le développement de Téliméle a réuni durant trois jours à Bruxelles de nombreux ressortissants de cette préfecture située à cheval entre la moyenne et la Basse Guinée.

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Social

L’Assemblée Nationale s’enrichit d’une nouvelle Alliance de Parlementaires

Par  un arrêté récent du Président de l’Assemblée Nationale, il a été mis en place l’Alliance des Parlementaires et Elus Locaux pour la Protection du Littoral des Pays de l’Afrique de l’Ouest (APPEL-Guinée).
En prenant cet acte l’honorable Président Claude Kory Kondiano comble un vide qui aura duré quatre ans privant ainsi la Guinée des nombreux avantages liés à la participation à ce Réseau Régional qui regroupe sept pays de la Sous-region.

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