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Journée de ville morte

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Journée de ville morte

(Audio disponible dans la suite de l'article) 

Suite à la journée de ville morte lancée par l’ADP et le collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition nos confrères de Guineenews ont recueilli l’avis de certains acteurs politiques de tous les bords. Les avis sont partagés et nous sommes persuadés que les internautes aussi seront divisés selon leur option politiques. A vous de juger la réussite ou la non-réussite de la ville morte de ce Lundi 13  Février 2012.

(Pour Ecouter, appuyer ci-dessous)

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Le ministre Alhassane Condé

« Les Guinéens sont fatigués, ville morte ou ville vivante, ils sont fatigués. Un parti doit savoir à quel moment, il faut organiser un événement. Il dit avoir des raisons politiques objectives avant d’organiser quoique ce soit. Ceci pour faire comprendre aux populations le message qu’on veut véhiculer. Moi, j’ai assisté à des villes mortes en Guinée. Mais le peuple de Guinée veut la paix et le développement aujourd’hui. Et il a compris, voilà pourquoi personne n’a suivi ce mot d’ordre. Moi, je trouve cela irresponsable. Ils appellent à la ville morte, après ils vont au Palais du Peuple. Normalement, ils ne devraient pas y aller. Mais ils étaient au palais aujourd’hui. Cela n’est pas réaliste ».


Alhousseiny Makanéra : « Cette ville morte est un échec »

En revanche, pour Alhousseiny Makanéra de la mouvance, cette ville morte est un échec. « S’ils veulent mourir. En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas prêts. Nous sommes au Palais pour dialoguer. On se bat au dialogue pour que vive la Guinée et Conakry. Mais vous avez remarqué ceux-là même qui ont appelé à la ville morte sont venus au Palais du Peuple. Ils sont en train de trahir les autres. Donc, ce qui est certain, la ville morte a été un échec. Nous sommes tous là non ? C’est vrai, la circulation routière a été fluide et il n’y avait pas d’embouteillages. Mais c’est pour des questions sécuritaires et non une réponse à l’appel de l’opposition. J’ai quitté tôt le matin la maison pour éviter de se faire prendre par les loubards. Je considère que cette démarche est une désobéissance civile qui est prévue et punie par la loi. Mais le président de la République étant sage, il ne va pas poursuivre l’opposition pour cette infraction ».

 Rabiatou Serah Diallo (CNT) : « J’ai apprécié leur présence au dialogue »

Quant à la présidente du Conseil national de la transition (CNT), Hadja Rabiatou Sérah Diallo, elle dit qu’elle a surtout apprécié l’attitude responsable de l’opposition, qui n’a pas boudé la porte du dialogue ce lundi au Palais du Peuple. « Est- ce que la ville est morte ? Moi, je n’ai pas tué la ville. Ce que j’ai apprécié, c’est l’attitude responsable de ceux qui ont appelé la ville morte. Ils ont dit ville morte, mais ils ont ressuscité la ville en prenant part au dialogue politique. Ils n’ont pas claqué la porte. Je trouve que cette attitude est responsable de leur part. Mais je n’ai pas fait le tour de la ville pour faire des appréciations. Je quitte très tôt la maison pour venir à l’heure au travail. Je suis toujours là à l’heure. Donc, je ne peux pas apprécier à la place des organisateurs ».


Kassory Fofana : « L’opposition aurait dû attendre »

De son côté, Kassory Fofana (GPT) estime que l’opposition aurait dû attendre l’issue du dialogue. « Je l’ai dit à Dalein, c’est mon ami. Mais il m’a dit que ses militants sont maltraités. S’il m’avait consulté, je lui aurais dit d’attendre l’issue du dialogue. Si on est bloqué parce qu’on sera bloqué, il peut faire l’analyse sur la façon dont ses militants sont maltraités. C’est son droit le plus absolu de faire quelque chose. Je ne sais pas leur revendication ».


Sidya de l'UFR

Je crois que beaucoup de Guinéens ont suivi ce mouvement parce qu’eux-mêmes constatent, là où ils sont, que les conditions de vie de nos compatriotes ne font que se détériorer 14 mois après. Donc, c’est un succès pour nous. Ça attiré l’opinion et nationale et internationale sur le fait que le problème continue à être réel en Guinée. Il faut qu’on y pense et qu’on y apporte des solutions. Je dis que le mouvement à été un succès et non succès total. Parce que vous aller voir que l’administration va continuer à travailler, cela est normal. Ce sont des gens qu’on va contrôler. Mais tout ce qui est secteur privé a, dans l’ensemble, suivi le mot d’ordre, à l’exception des banques qui sont obligées parce qu’on va vérifier si elles ont ouvert. Maintenant si elles ont ouvert, est-ce qu’il y a eu des clients, c’est une autre histoire. Le mot d’ordre était pour la journée du lundi seulement. Pour la suite, nous n’avons encore rien projeté. Je crois que ce n’est pas uniquement un problème de l’opposition, en tant que guinéens vous êtes tous confrontés à la réalité de ce pays aujourd’hui qui est l’incapacité totale de ce gouvernement à gérer quel que problème que ce soit, des plus simples aux élections, on n’arrive à rien. C’est de cela il s’agit. »


Cellou Dalein Diallo

« Il suffisait d’être à Conakry aujourd’hui pour constater que notre mot d’ordre a été bien suivi par l’écrasante majorité de la population de Conakry. Les informations que nous avons reçues de l’intérieur du pays confirment aussi que le mot d’ordre a été largement suivi à Kamsar, Boké, Fria, et Kindia, à Labé, Mamou, Dalaba, Faranah, N’Zérékoré, Kissidougou, Kankan.

Les gens sont restés chez eux pour vraiment s’associer à ce mouvement qui vise justement à exprimer le ras-le-bol des Guinéens face aux violations répétées des droits humains et des libertés fondamentales », s’est-t-il réjoui.

Par ailleurs, Cellou Dalein Diallo a salué le comportement des militants et sympathisants de l’opposition qui selon lui, ont respecté les consignes de discipline et de non violence qui leur avaient été donnés, ainsi que les forces de l’ordre pour leur comportement républicain.

« Nos militants et sympathisants auxquels nous avons donné des consignes de discipline et de non violence sont restés à la maison sans provoquer d’incident. On leur a demandé de ne jamais s’attaquer à un usager de la route qui estimerait qu’il n’est pas concerné pas le mouvement. Heureusement, les forces de l’ordre aussi pour une fois, ont joué le jeu.

Elles n’ont pas agressé nos militants, elles ne sont pas rentrées dans les quartiers pour les déloger, les bastonner comme d’habitude. Cela signifie que lorsqu’elles ne reçoivent pas d’instruction de la part des autorités, elles peuvent avoir un comportement républicain. Je voudrais saisir cette opportunité pour remercier les agents de nos forces de l’ordre qui ont vraiment fait preuve de beaucoup de sens de responsabilité et ont eu un comportement républicain. »

Dr Zalikatou Diallo (PEDN) : « Ce n’est qu’un début »

Pour Dr Zalikatou Traoré, le Numéro 2 du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN), cette journée ville morte n’est qu’un début. « De toutes les façons, quoique l’on dise, il y a eu paralysie des activités, surtout dans le domaine commercial et des transports. Quand je venais le matin, la circulation était fluide. Ce qui est inhabituel les lundis. Cela n’est pas lié au dialogue politique. Voilà pourquoi nous sommes venus ici. Ce sont nos militants qui ont demandé qu’on organise un événement pour protester contre les violations répétées des règles les plus élémentaires de la démocratie. Ce n’est qu’un début. Nous allons observer. Si ces violations persistent, pourquoi pas organiser d’autres manifestations dans le cadre de la légalité ».

Dr Faya Millimono : « Nous vivons un terrorisme d’État »

En ce qui concerne Dr Faya Millimono (NGR), il estime que l’opposition guinéenne n’est plus prête à vivre le terrorisme d’Etat. « Je félicite les guinéens pour avoir largement suivi le mot d’ordre de ville morte. Ceci pour envoyer un message clair au président de la République et à son gouvernement. Plus jamais de dictature et de terrorisme d’Etat ne seront acceptés en Guinée. Beaucoup de guinéens dorment la peur au ventre. Demander la ville morte et venir au dialogue politique sont deux choses totalement différentes. Il y a des choses qui ne se négocient pas, c’est le cas du respect de la dignité humaine. Cela ne se négocie pas. Nous vivons actuellement un terrorisme d’État en Guinée. Les citoyens sont kidnappés, blessés, torturés et tués. C’est le quotidien du guinéen. Cela ternit l’image de notre pays. On ne négociera avec personne pour savoir si un guinéen doit vivre ou pas. La vie humaine est sacrée ».


En conclusion, nous pensons que la Guinée est sur la bonne voie car l’animosité qui reignait jadis pendant ce genre de journées commence à s’estomper. L’équilibre sera là dès que le gouvernement du professeur Alpha Condé comprendra que la Guinée sera gouvernée par tous ses fils compétents et que l’opposition finira par comprendre qu’il ne sert à rien de manifester inutilement. Ces deux conditions doivent être réunies pour que cette Guinée marche enfin. La haine et les divisions sociales doivent être du passé.

Source: Guineenews
Zoom de barkere.net

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