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Meilleur climat des affaires en guinée: L’IFC renforce son appui au gouvernement

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Meilleur climat des affaires en guinée: L’IFC renforce son appui au gouvernement

(Audio disponible dans la suite de l'article)

Depuis l’arrivée au pouvoir d’un président démocratiquement élu et l’assainissement du climat des affaires grâce aux nombreuses décisions prises par les nouvelles autorités, les investisseurs ne cessent de se bousculer aux portes de la Guinée.C’est dans ce cadre qu’est arrivé en milieu de la semaine, dernière Thierry Tanoh, Vice Président de l’international finance corporation (IFC) pour l’Amérique latine et les caraïbes, l’Afrique Subsaharienne et l’Europe de l’Ouest. Il s’séjourne ainsi, en guinée pour la seconde fois en une année.

 

(Pour Ecouter, appuyer ci-dessous)

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L’IFC  ou encore  la SFI (société financière de international) est membre du groupe de la banque mondiale. Elle est la principale institution de développement au service du secteur privé. Sa présence en guinée se justifie par sa volonté d’intensifier ses activités pour soutenir les efforts visant à supprimer les obstacles faisant entrave aux affaires, à augmenter les investissements directs dans des projets du secteur privé et fournir d’autres services de conseil afin d’augmenter l’impact des projets sur le développement.


Au cours de son bref séjour en guinée, Thierry Tanoh a été reçu par le chef de l’Etat le Professeur Alpha Condé, le premier Ministre chef du Gouvernement.
Il a également rencontré le ministre de l’économie et des finances, Kerfalla Yansané, Madame Ramatoulaye Bah, ministre de l’industrie et de petites et moyennes entreprises et plusieurs hauts cadres et chefs d’entreprises
Avec tous ses interlocuteurs il a discuté des problèmes et opportunités que présente le secteur privé pour les investisseurs
Avant son départ de Conakry, Thierry Tanoh a animé un point de presse au cours duquel il a fait le bilan de son séjour en guinée et répondu à de  nombreuses questions des journalistes.

Au cours de cette séance, il était entouré du représentant de la Banque Mondiale en Guinée et certains de ses collaborateurs et des experts de la SFI basés à Accra et en guinée.
Les premières questions ont porté sur le bilan des activités de la SFI en guinée au cours de l’année écoulée, et qui ont trait à l’hôtellerie, au tourisme et à l’agro-industrie
Parlant de bilan, Thierry Tanoh a regretté qu’il n’y a pas eu beaucoup d’avancées comme il l’aurait fallu dans le domaine de l’hôtellerie ; mais malgré tout l’espoir reste permis
Des discussions sont envisagées avec le gouvernement pour l’amélioration de la capacité hôtelière de la guinée, qui est en deçà de ce qu’elle doit être surtout si elle veut attirer davantage d’opérateurs économiques
Sur le plan agro-industriel, des efforts ont été fait ; à ce sujet, le vice président a tenu à préciser, Thierry Tanoh :

« … la Société Financière Internationale (SFI) est une institution qui nécessité un certain formalisme par rapport à la préparation des états financiers et des projets à financer, car la SFI n’est pas une banque, mais une institution financière
Elle ne collecte pas des dépôts, mais fait des prêts ; de ce fait elle repose sur des faits qui sont fournis par leurs clients, ce qui nécessite un travail préalable notamment avec des comptes audités par une firme d’audit …. »
L’espoir reste permis, en  cela Thierry Tanoh espère que d’ici 6  à 12 mois les premiers investissements directs de la SFI vont être observés.

Sur le nouvel outil appelé ‘’Business Edge’’ qui est une innovation de la SFI pour favoriser la croissance des entreprises. La représentante de cette institution l’a définie comme étant un ensemble de produits de formation en management destiné aux propriétaires et aux gestionnaires des petites et moyennes entreprises (PME)
Business Edge TM a été développé au Vietnam et mis en œuvre avec succès en chine, au moyen orient et dans certains pays africains dont la guinée
Elle a formé sur le terrain 500 participants en marketing, en comptabilité et un productivité personnelle
Quatre cabinets assurent la formation, dont la qualité est contrôlée par la SFI.
Sur les questions liées au financement des projets et au mode de remboursement des prêts, le vice président de la SFI a dit que son institution prône le développement économique des pays dans lesquels elle intervient au travers le secteur privé. Pour ce faire, il se dit convaincu qu’un secteur privé sain et  profitable est nécessaire au développement économique du pays et à l’amélioration des qualités de vie des populations
Sur la question de financement, Thierry Tanoh précise :
« .. Nous finançons des entrepreneurs qui ont des idées commerciales qui rentrent en ligne avec notre stratégie et qui ont une capacité de gestion ou pour lesquels on peut donner au travers de notre assistance technique, une aide à la capacité de gestion, de telle manière à ce que leurs idées commerciales puissent être mises en place, qu’on investisse ou qu’on leur prête de l’argent qu’ils remboursent dans des termes commerciaux.. »
Sur cette question, Thierry Tanoh a été très clair :
« …. Nous ne faisons pas de dons, nous ne faisons pas de prêts subventionnés et nous travaillons sur une base purement commerciale... »
Pour le vice président de la SFI, en cas de prêt, la contre partie est de deux aspects. Le premier est lorsque le prêt est obtenu, le remboursement se fait avec des intérêts. Deuxième, lorsque l’investissement est fait dans le capital, il doit y avoir une plus value sur l’investissement e telle manière que l’investisseur puisse revendre ses actions avec profits.
Ces profits seront investis à leur tour dans le pays émergents.
Des questions liées à l’amélioration du climat des affaires, à la sous traitante, au renforcement des capacités dans les sociétés minières et l’accord transactionnel liant Rio Tinto et le gouvernement guinéen ont été également abordées.

Abordant tous ces sujets, le vice président de la SFI a rappelé les avantages de la mise en place du guichet unique qui va faciliter l’accès à la création d’entreprises et au secteur formel, qui va permettre à des entreprises qui sont enregistrées formellement, d’avoir accès au financement ; sortir de l’informel pour rentrer dans le formel.
S’agissant du renforcement des capacités, Thierry Tanoh dit vouloir soutenir es PME afin qu’elles puissent se développer au tour des projets ; en un mot, encourager les entreprises guinéens à se créer et à se créer des marchés.
A ce sujet, il a cité leur expérience dans des projets au Tchad-Cameroun où ils ont mis en place un système qui a permis à des entreprises locales de bénéficier des contrats de sous-traitance qui sont liées à l’exploitation pétrolière
C’est exactement le même  système qui est en vue dans le cadre du projet simandou, et au sujet duquel des discussions sont en cours avec Rio Tinto. Dans le cadre du développement de ce projet, a précisé Thierry Tanoh, il sera question de s’assurer que des projets liés à ce grand projet minier vont  être  donnés au niveau de la sous-traitance à des entreprises locales, dans les mêmes standings de ce à quoi ou devrait s’attendre pour une quelconque entreprise.
Le vice président de la SFI a insisté sur l’importance des retombées économiques dont devraient économiques dont devraient bénéficier les populations locales sur l’exploitation de ses ressources
Sur l’accord transactionnel liant Rio Tinto au gouvernement guinéen, le vice président de la SFI dit que son institution n’a pas été associée à la négociation, mais qu’à son humble avis, il pense que cet accord n’est pas  un marché de dupe.
Parlant des aspects liés  à cette question, le vice président de la SFI a émir quelques suggestions, Thierry Tanoh :
« … il est important que le gouvernement, de façon générale se dote d’une capacité technique pour être à mesure de négocier ce type de transaction avec des investisseurs… »
Pour ce faire, Thierry Tanoh a annoncé l’existence d’une enveloppe au niveau du Groupe de la Banque Mondiale, qui est disponible pour le gouvernement dès l’instant où ce dernier en fera la demande. Ce qui permettra la mise en place d’un moyen de financement pour que le gouvernement puisse avoir des conseillers juridiques et techniques, pour pouvoir négocier aux niveaux l’ensemble des contrats liés à l’exploitation minière.
Sur ce même sujet, le représentant de la banque mondiale en guinée a apporté quelques précisions, Siaka Bakayoko :

« ….. Ces fonds vont aider à renforcer les capacités du gouvernement  à pouvoir négocier, renégocier, revoir les nouveaux contrats et surtout à renforcer ses capacités à l’interne pour pouvoir mieux apprécier par exemple ce qui a trait au cadastre minier, également à l’appréciation des réserves minières qui existent en guinée.
Nous voulons que la guinée soit au même diapason que les entreprises étrangères lorsqu’il est question de négocier ses avantages. »
Le vice président de la SFI a exprimé une conviction qui lui  est personnelle et qui se trouve être partagé par ses équipes a-t-il dit Thierry Tanoh :
« ….Nous, nous sommes pour le développement du secteur privé, mais d’un secteur privé responsable. Il est pour moi inconcevable, je l’ai dit et je le dit à nos partenaires, de rentrer dans une transaction dans laquelle, il y a comme ou le dit un marché de dupe. Il est inconcevable pour  moi, d’essayer de tirer profits de la sous-capacité, du manque de ressources d’un partenaire pour essayer d’extraire de cela des profits exorbitants, parce que pour nous, une relation commerciale à long terme n’a de vie et de pérennité que si elle est équitable. C’est la base de cela. Mais il faut reconnaître qu’il faut donner au secteur privé car ce secteur privé vient y investir pour se faire de l’argent… »
Sur les impacts de la crise mondiale sur l’économie guinéenne, Thierry Tanoh estime que :
« … la croissance est perçue, elle est vue en ce moment dans les pays émergents. Ce n’est pas dans les pays développés qu’on voit de fortes croissances. Elle est purement liée aux opportunités à saisir pour les pays émergents, pour l’Afrique, la sous-région et la guinée. Il s’agit de savoir que c’est dans nos régions que des investisseurs pourront avoir de fortes croissances économiques et donc des retours intéressants sur leurs investissements…. »


Pour bénéficier de ces investissements, le vice président de la SFI explique, Thierry Tanoh :
«  …. Il faut un environnement des affaires qui attire les investisseurs. Un investisseur, ce qui l’attire, il est prêt à prendre un risque commercial, mais ce qu’il n’aime pas, c’est le manque de visibilité par rapport à une stabilité politique et macroéconomique de façon générale. Alors, ce qu’il faut arriver à faire, c’est à démontrer que les systèmes en place, au niveau de la justice, au niveau de la transparence pour faire des affaires est à un niveau qui permettre à un investisseur ‘’Landra’’ qui ne connait le pays ni d’Adam ni d’Eve de venir faire ses investissements, d’où l’importance d’avoir un climat des affaires sain et propice… »
L’autre opportunité que voit en cette crise le vice président de la SFI et qui est un cheval de bataille pour cette région est que :
« … cette crise devrait nous permettre de réaliser comment nous sommes dépendants de l’extérieur, des pays développés, et devrait nous aider à renforcer nos liens avec les pays de la sous-région, de telle manière à développer l’intégration dans cette région qui nous permettra dans les années à venir, d’avoir un marché captif sous régional. Ce qui va être une source de croissance pour nos entreprises... »

Sur les obstacles à la relance économique, le vice président  de la SFI pense ; Thierry Tanoh
« … S’il y a des obstacles, ils viennent au niveau e l’environnement des affaires.
Il faut au système judiciaire qui soit transparent, pour lequel on se rend compte que les décisions de justice qui sont prises le sont en fonction des textes de lois et que ces los soient appliqués. L’autre aspect qui est un obstacle à la relance économique pour lequel il est important de  travailler immédiatement, c’est la qualité des infrastructures. Pour développer du business, pour pourvoir vendre, il faut produire, avoir de la valeur ajoutée, il faut une source d’émergiez abondante et à un coup compétitif.
Il faut des infrastructures routières pour collecter et distribuer les produits pour pouvoir les exporter, et il faut également une main d’œuvre qualifiée… »

Sur l’opportunité pour la SFI d’accompagner la réalisation des infrastructures du projet de Fer sur  le simandou (Simfer), le vice président de la SFI est affirmatif, Thierry Tanoh :
« … on est extrêmement soucieux et intéressé à participer au financement des infrastructures qui sont liées à l’exploitation des ressources minières. Ceci constitue pour nous un aspect important de notre rôle, et il est important si l’on veut pouvoir être efficient de  pouvoir avoir des infrastructures d’un niveau correspondant aux besoins de l’exploitation minière de ce pays afin que, encore une fois, ces exploitations soient faites de façon efficiente afin de maximiser les revenus et les  ressources disponibles au gouvernement… »
Pour Thierry Tanoh enfin, la SFI fait un pari à long terme sur la guinée, et c’est la raison pour laquelle, elle tient à renforcer sa présence dans le pays pour l’amélioration partenaires locaux et étrangers sont appelés à partager la même vision et y investir massivement.

Mody Sory Diallo et Amadou Diallo

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