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Réussira-t-il le pari du dialogue national ?

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Réussira-t-il le pari du dialogue national ?

 

(Audio disponible dans la suite de l'article)

Le 15 Novembre dernier, le chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, en recevant en audience une dizaine de leaders politiques (majorité et opposition), avait exprimé solennellement sa volonté d’ouvrir une nouvelle page dans ses relations avec la classe politique guinéenne. Il était allé même jusqu’à promettre d’associer tous les acteurs aux grandes décisions allant dans le sens de l’évolution heureuse du peuple de guinée et de l’apaisement du climat politique devant conduire à brève échéance, à l’organisation d’élections législatives crédibles et transparents.

 (Pour Ecouter, appuyer ci-dessous)

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Pour atteindre ces objectifs, il avait promis la mise en place, sous l’égide du Ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, d’un cadre de dialogue et de concertation avec tous les acteurs de la société guinéenne pour baliser le chemin devant conduire à la fin de la transition qui n’a que trop duré- A ce sujet, il avait promis son arbitrage eu cas de désaccord entre les différentes parties prenantes au dialogue.
Joignant l’acte à la parole, le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, Alhassan Condé a pris son bâton de pèlerin pour des rencontres de concertation avec les états major des acteurs politiques.
Cette étape close, les présidents des institutions républicaines et tous les acteurs politiques sont invités par le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation pour la mise en orbite pense-t-on de ce dialogue inclusif.
La rencontre a démarré ce mardi 27 Décembre 2011 au palais du peuple à Conakry.

 

Pour mémoire, rappelons que les président Alpha Condé avait confié la même mission au ministre Alhassan Condé le 18 Juillet 2011, 24heures avant l’attentat manqué contre sa personne le 19 Juillet dernier à sa résidence de Kipé-voici un extrait de cette déclaration du professeur Alpha Condé :
« ….Notre pays à besoin de paix et de réconciliation nationale. Nous devons éviter de nous diviser. Aujourd’hui, la guinée est respectée, les investisseurs viennent. C’est pourquoi j’ai demandé au ministre chargé de l’administration du territoire de recevoir les partis politiques afin de discuter avec eux, parce que nous voulons que tout le peuple de guinée puisse participer aux élections. Aujourd’hui le peuple sait que son bulletin de vote compte contrairement à hier ; mais il est évident que nous respecterons la constitution, mais nous voulons que tous les guinéens votent avec des cartes d’électeurs sécurisés.

Nous avons aussi demandé à monsieur Alhassan Condé de rencontrer les partis afin que nous nous mettions d’accord sur la révision de la liste, mais évidemment cela doit obéir à deux objectif :
1/ Que tous les guinéens en âge de voter puissent voter avec cartes sécurisés,
2/ Qu’ils aient leurs droits de citoyens avec tout ce que cela comporte afin que nous arrivions à nous entendre pour que les élections  à nous entendre pour que les élections se passent dans les meilleurs conditions, et que l’assemblée qui sera élue soit effectivement représentative de la volonté populaire »
A l’issu des travaux de la première journée de ce dialogue inclusif, nous avons recueilli l’avis de docteur Mamadou Oury Ditinn Diallo, membre du collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et membre du conseil national de la transition (CNT)

« ….Nous sommes disposés à aller au dialogue ; nous sommes rencontrés là aujourd’hui, c’est vrai nous avons envoyé des représentants ; nous allons voir comment ce dialogue se prépare. Il faudrait d’abord essayer de le formaliser, définir ceux qui doivent participer dans le dialogue, essayer de définir les sujets sur les quels il faut discuter, essayer de le structurer ; qui doit le diriger, comment il doit être dirigé. En tout cas pour ce premier jour, le compte rendu que j’ai, ça promet. Il y aura trois groupes : la majorité présidentielle, les représentants de l’opposition, un troisième groupe de non alignés qui disert n’être ni d’un côté, ni de l’autre, évidemment ce que la loi ne prévoit pas, puisque la charte des partis politiques reconnaît en guinée deux entités, reconnaît en guinée qu’il y a une majorité présidentielle, ça c’est l’ensemble des partis politiques qui soutiennent le gouvernement en place. Il y a tout ce qui n’appartient pas au gouvernement, qui ne soutient pas et qui ont la possibilité d’être des opposants et se constituer en opposition.
Donc ce dialogue, qu’elle sera l’issu, c’est évident si aujourd’hui on réussit, ce que j’espère à définir les composantes du dialogue, si aujourd’hui on réussit à s’entendre sur les sujets, il va s’en dire que le dialogue ira et j’espère que le  dialogue aboutira à de bonnes résolutions qui nous permettront d’aller aux élections législatives. »

L’un des sujets autour desquels les débats vont être houleux est la CENI. A ce sujet, Dr Mamadou Oury Ditinn donne son point de vue :
« …l’essentiel c’est la CENI. Quel type de CENI aujourd’hui ? Il y a deux positions concernant cette CENI. Il y a la mouvance présidentielle qui en entend pas du tout qu’on touche à la CENI, elle vent qu’on a cette CENI-là, car elle dit que c’est elle qui a organisé la présidentielle, il faut qu’elle organise les législatives.
Il y a l’opposition à laquelle moi j’appartiens qui dit que cette CENI là il faut la changer compte tenu de beaucoup de disfonctionnement constates à son endroit pour avoir une CENI indépendante.
Et juridiquement il faut la changer parce que si vous prenez la loi qui a crée cette CENI, c’est la loi 013 de 2007, une loi ordinaire.
Cette loi ordinaire a crée cette CENI pour qu’elle collabore avec le Ministère de l’administration du territoire qui est celui qui organise les élections. Donc  c’est une cogestion électorale.
Cette CENI est conviée à une cogestion électorale par la loi qui l’a créée. Par contre désormais la CENI est devenue constitutionnelle. Elle est la seule responsable de l’ensemble des élections en guinée. Donc une disposition de la constitution (article 132) dit que toutes les élections en République de guinée doivent être organisées par la  CENI. L’article qui suit 133 dit, une loi organique va fixer la composition, les attributions, le fonctionnement de cette CENI. Donc moi je suis du CNT et je pense qu’il faut que le CNT vote une loi pour créer une CENI indépendante qui n’est composée ni de partis politiques ni d’administration et qui sera composée de personnalités de la société civile qui vont aller organiser des élections parce que si il faut que la CENI soit indépendante, la question c’est de savoir par rapport à qui ? C’est par rapport à ceux qui compatissent, les partis politiques…. »
A la question de savoir si les deux parties (mouvance et opposition) vont accepter une telle CENI a   politique, Dr Ditinn
« … Evidemment aujourd’hui le blocage dans lequel nous nous trouvons c’est ça. Les partis politiques ne veulent pas eux-mêmes y compris l’opposition à laquelle j’appartiens ne veut pas d’une CENI apolitique. Ils estiment que c’est très tôt. C’est pour cette raison que ce dialogue est nécessaire pour trouver un consensus.
Il y a au moins un point consensuel entre l’opposition et la mouvance. Aucun d’eux ne veut une CENI totalement indépendante, technique. Donc c’est déjà un consensus à leur niveau. Seulement le pouvoir dit les membres ne changent pas, l’opposition dit oui à la structure mais il faut changer le contenu en changent les membres. Voilà la contradiction entre les deux. Donc nous allons essayer d’allier les deux. »
Sur l’éventualité d’un dialogue de positionnement, quelle solution envisager ?

Docteur Mamadou Oury Ditinn Diallo, « …Nous allons éviter d’avoir un dialogue de positionnement. Quand le dialogue est un dialogue de positionnement où chacun tape la poitrine pour dire nous venons nous ne bougeons pas, c’est ça ou rien, c’est un échec. Il sera pendant. Par contre, comme nous voulons sortir notre pays de cette situation-là, de cette let harpie, il faudrait qu’on ait une position de besoin et d’intérêt. C'est-à-dire que nous opposants nous venons en disant nous voulons qu’on a une CENI peut être oui politique mais on veut qu’on change ; mais nous allons tenir compte de ce que l’adversaire veut, en disant que nous ne sommes pas les seuls sur le terrain.
L’adversaire veut autre chose, il viendra dire oui ne voulons pas qu’on touche à la CENI mais les adversaires d’en face veulent qu’on change les hommes.
Puisque nous voulons nous comprendre, c’est là l’intérêt d’une troisième force qui sont médiateurs. Ces médiateurs là interviendront pour nous aider à nous comprendre puisque et l’opposition et la mouvance ont  intérêt à mettre le pays en avant, à mettre fin à cette transition, il va sans dire que nous nous entendrons. »

Zénab Camara et Mody Sory Diallo

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