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Convention sur l’interdiction des armes chimiques en Guinée: Le Point Focal s’en explique

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Convention sur l’interdiction des armes chimiques en Guinée: Le Point Focal s’en explique

(Audio disponible dans la suite de l'article)

Au sortir de cette plénière, nous avons rencontré le sous-directeur des affaire juridiques au Ministère des Affaires Etrangères et Point Focal de la Convention sur  l’interdiction des armes chimiques en Guinée. Il nous parle ici des tenants et aboutissants de cette convention.
Abdoulaye Baldé :
«  Aujourd’hui, nous sommes très heureux de l’adoption qu’on a faite de cette convention que nous avons signée depuis 1993 et ratifiée depuis 1997.

 

(Pour Ecouter, appuyer ci-dessous)

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C’est important car, sur le plan de la communauté internationale, nous avons exprimé notre volonté de participer à la mise en œuvre de cette convention, ou est très heureux d’arriver à cette phase de la mise en œuvre de la convention, mais il reste encore quelque chose d’important, c’est justement appliquer toutes les recommandations de la convention au niveau national. Pour cela, la loi a prévu la création d’une commission nationale de lutte contre les armes chimiques.
Cette commission aura pour rôle, d’avoir des relations entre l’Organisation pur la prohibition des armes chimiques basée à la Haye et la République de Guinée. Ensuite être donc, sur le plan national le responsable de l’application de la convention.
L’application de la convention, ce n’est pas simplement de punir des réfractaires, mais c’est de faire en sorte qu’on puisse bien gérer les produits chimiques, parce que, c’est de ces produits chimiques qu’on fait des armes.


Aujourd’hui pour autant, on ne doit pas exclure l’utilisation de ces produits chimiques parce que  les produits chimiques, même l’eau que nous utilisons aujourd’hui contient des produits chimiques. Le savon qu’on utilise est fait de produits chimiques, les produits médicaux sont faits de produits chimiques, donc les produits chimiques sont de double usage. On peut en faire quelque chose de bénéfique, on peut en faire quelque chose de maléfique, notamment en faisant des armes. Imaginez que les produits chimiques ont été utilisés pour la première fois 1000 ans avant Jésus Christ.
Donc depuis 1000 ans les produits chimiques ont été découverts et on a compris que ces produits chimiques pouvaient contribuer à faire mal à quelqu’un.


Donc aujourd’hui ce qui est important, ce qui est essentiel c’est de savoir comment gérer ces produits chimiques au niveau national. Vous vous rappelé la dernière fois qu’il ya eu des produits chimiques qu’on a découverts ici en Guinée dont on ne connaissait pas l’origine, on ne connaissait pas les constituants, et donc si on avait cette loi de mise en œuvre, on aurait pu faire appel à des experts de l’OIAC pour nous identifier ces produits et si ce sont des produits qui sont toxiques, nous aider à les détruire. Donc vous voyez ce que nous pouvons gagner sur le plan de la coopération internationale avec l’adoption de cette loi… »

Sur la composition de la Commission nationale et sur son rôle, le point focal explique, Abdoulaye Baldé :
« … La Commission nationale de lutte contre les armes chimiques qui va être constituée de l’ensemble des parties prenantes guinéennes, à savoir le Ministère des Affaires Etrangères en tant que point focal de cette convention, le Ministère de la Défense Nationale qui gère les armes, le Ministère de l’Industrie qui gère toutes les industries chimiques, le Ministère de l’Environnement qui gère comme vous le savez l’environnement et aujourd’hui toute activité qu’on fait doit ressentir quand même des préoccupations dans le cadre de la défense de l’environnement et tant d’autres départements qui sont concernés par la mise en œuvre de cette convention… »
Sur les avantages particuliers que la Guinée peut en tirer ; le point focal :
« …Dans le cadre de la coopération internationale, on peut obtenir par exemple, une aide pour nos laboratoires scientifiques pour la recherche. On peut obtenir une formation des étudiants sur la chimie dans le cadre de l’accessibilité des produits dans le cadre scientifique… »
Parlant du deuxième acte sur  les privilèges et les immunités, Abdoulaye Baldé explique :
« …Le deuxième acte qui a été adopté aujourd’hui au CNT c’est bien la ratification de l’accord sur les privilèges et les immunités dues à l’OIAC. C’est l’article 8 de la convention qui engage les Etats partie à donner des facilités aux inspecteurs de l’OIAC pour mener à bien les activités.
Vous savez que sur le plan international, cette convention engage de façon active, les Etats à promouvoir des actions dans le cadre de la défense de la chimie dans le cadre du désarmement chimique.

Contrairement à d’autres conventions, cette convention a prévu que quand nous faisons des déclarations à l’OIAC, parce que toutes les activités chimiques doivent être déclarées à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Donc nous devons déclarer ces activités à l’organisation, mais comme on dit que la confiance n’exclut pas le contrôle, dans ce cadre-là, des inspecteurs peuvent être amenés à contrôler à vérifier si ce que l’Etat partie a donné comme déclaration était fondée, juste et conforme. C’est ce qu’on appelle les vérifications de routine.
Ces vérifications de routines doivent être faites par les inspecteurs. Il ya aussi les vérifications par mise en demeure. Lorsqu’un Etat partie soupçonne que des activités contraires à la convention sont entrain d’être pratiquées dans un Etat, cet Etat partie alerte la communauté internationale et on demande  qu’une inspection passe au niveau de cet Etat pour s’assurer que les activités ne sont pas faites au détriment de la convention. Il ya donc les inspections de faite et là c’est encore plus fort. Pour l’ensemble de ces inspections et des vérifications, et pour l’ensemble des relations internationales qui doivent se tisser entre l’OIAC et les Etats partie, il a été demandé à ce que chaque Etat permette aux inspecteurs d’être dans leur Etat sans avoir les moindres difficultés non seulement à s’y rendre mais à y être mais aussi à pouvoir bénéficier au cas échéant d’une aide de la part des autorités nationales pour aller dans une industrie chimique et aller vérifier ce qui ce passe là. Donc c’est incontournable pour la mise en œuvre de cette convention.
Donc on a eu raison de ratifier cette convention comme l’ont fait les autres Etats.

Propos recueillis par Mody Sory Diallo

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